Un monument au dernier Américain tué en 14-18 inauguré en Meuse par Bockel

VILLE-DEVANT-CHAUMONT (Meuse), 24 sept 2008 (AFP) - Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants, a inauguré mercredi un monument dressé en hommage au dernier Américain tué pendant la Première guerre mondiale à Ville-devant-Chaumont (Meuse), a constaté un journaliste de l'AFP.
Le monument, un bloc de pierre érigé dans la campagne meusienne, a été dédié à Henry Gunther, un fantassin de 23 ans fauché par une rafale de mitrailleuse allemande le 11 novembre 1918 à 10H59, soit une minute avant l'entrée en vigueur à 11H00 de l'Armistice de la Grande guerre.
D'origine allemande, cet employé de banque de Baltimore (Maryland) avait débarqué en juillet 1918 en France où il avait été affecté au 313e bataillon d'infanterie de la 79e division de l'armée américaine.
Le 11 novembre 1918, son unité, la compagnie A qui avait pris position à Chaumont-devant-Damvillers, près de Verdun (Meuse), avait été informée qu'à 11HOO, la guerre serait finie.
Mais Henry Gunther s'était approché, baïonnette au canon, d'une position allemande située à proximité. Malgré des coups de semonce tirés au-dessus de sa tête, le soldat américain avait continué à avancer et avait été abattu de cinq balles de mitrailleuse, dont l'une l'avait atteint à la tempe gauche.
Dans son ordre du jour, le général John Pershing, commandant du corps expéditionnaire américain en France, l'avait notifié comme le dernier soldat américain tué sur le sol français.
Il avait néanmoins décerné à ce solat, qui avait reçu un blâme pour avoir critiqué l'armée, la "Distinguished Service Cross", médaille attribuée pour un acte héroïque mais ne pouvant justifier la "Medal of Honor", la plus haute distinction militaire américaine.
Le corps de Henry Gunther a été rapatrié aux Etats-Unis en 1923.
Au moins deux livres ont été consacrés au tragique destin de Henry Gunther. Le premier a été publié en 2004 par l'écrivain américain Joseph Persico ("Eleventh Month, Eleventh Day, Eleventh Hour"). Le second ("10H59") est un roman du Français Roger Faindt qui sera publié après les prochaines commémorations du 11 novembre.
Un long métrage éponyme adapté de ce roman et produit par Le Studio d'Imagination est en cours de développement. Il doit retracer les destins croisés de Henry Gunther et de deux autres soldats français et américain. http://www.10h59.com
 

 
 
 
 
 
 

10h59, Faindt Roger
 
France, novembre 1918. Offensive Meuse-Argonne. Un jeune américain de 23 ans d'origine allemande, Henry Gunther, se lie d'amitié avec un soldat français. Les deux hommes se retrouvent en plein combat au coeur d'une tranchée et sauvent la vie d'un so...
Les bonus
  • Audio : Good days waltz
  • Audio : Thème principal
  • Audio : Le temps
Paru en novembre 2009
Éditeur : Editions 10h59 - Le studio d'imagination
 

 
Littérature en numérique

10h59, cela sonne comme un titre de polar ou de film catastrophe dans lesquels une horloge se serait arrêtée sur l’heure du crime ou de la fin du monde.

Dans le livre de Roger Faindt, 10h59 c’est l’heure à laquelle le destin a frappé un homme durant la guerre de 14-18 : 10h59 le 11 novembre 1918, soit 1 minute avant la fin des hostilités, Henry Gunther soldat américain meurt au combat.
Mis en vente simultanément en numérique et en papier, 10h59 présente aussi la particularité de proposer à ses lecteurs digitaux d’accompagner leur lecture par des morceaux de musique, premières mesures de la bande originale du film adapté du roman. 10h59 c’est un exemple de « cross-littérature » mais surtout une belle aventure humaine.
 


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